Diagnostic Parkinson

Écrit par les experts Ooreka

Un début insidieux.

La maladie de Parkinson débute généralement de façon insidieuse et évolue à bas bruit, il est donc primordial d'identifier les premiers symptômes.

Le diagnostic de Parkinson n'est pas toujours aisé dans les premier temps et même les neurologues se laissent souvent piéger en ne décelant pas que certains signes sont les prémices de la maladie.

  • En effet, dans les premiers temps, les signes sont fins, subtils et peu marqués.
  • De plus, l'unilatéralité caractéristique des symptômes est faible, se mettant progressivement en place au fil des ans.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson

Le principe diagnostic de la maladie de Parkinson repose tout d'abord sur l'éviction des autres causes possibles de symptômes retrouvés. Le scanner et l'IRM peuvent s'avérer utiles pour cela.

Évictions des syndromes

Il faudra donc être attentif à distinguer les syndromes parkinsoniens neuroleptiques (il faudra s'assurer que le patient n'est pas sous traitement neuroleptique) et les syndromes parkinsoniens atypiques de la maladie de Parkinson proprement dite.

  • De façon générale, les syndromes répondent beaucoup moins bien au traitement médicamenteux que la maladie elle-même, c'est donc une des façons de les différencier.
  • Certains signes tels que :
    • les chutes répétées,
    • l'évolution rapide de la maladie,
    • la présence d'une démence précoce,
    • des tremblements qui ne sont pas de repos,

doivent orienter vers un syndrome parkinsonien autre que le parkinson idiopathique.

Il est quoi qu'il en soit préférable de se tourner vers un neurologue pour confirmer le diagnostic de la maladie de Parkinson.

  • Dans la mesure où il n'existe pas d'examen biologique ou radiologique permettant de poser un diagnostic de manière sûre, c'est le repérage des signes cliniques caractéristiques de la maladie qui importe.
  • Enfin, la qualité de la réponse au traitement à la levodopa permet de conforter le diagnostic.

Diagnostiquer Parkinson : signes cliniques recherchés

Les signes cliniques majeurs ne seront repérables qu'après une évolution relativement importante de la maladie et difficilement décelables dans ses débuts.

  • Lorsque les premiers symptômes apparaissent, cela signifie que la maladie est installée et que la production de dopamine est déjà diminuée de 50 %.
  • Pour poser le diagnostic de maladie de Parkinson, la personne consultée recherchera aussi bien des signes primaires que secondaires, les premiers étant bien entendu plus significatifs.

Recherche de signes cliniques majeurs

Le professionnel cherchera à retrouver :

La présence d'au moins deux de ces symptômes oriente naturellement vers le diagnostic de maladie de Parkinson (sans oublier que près de la moitié des parkinsoniens ne tremblent pas).

  • L'akinésie peut, à elle seule, permettre de poser le diagnostic dans la mesure où elle est unilatérale
  • Elle est facile à identifier en observant la démarche du malade (le ballant du bras en particulier) ou en lui demandant d'écrire (à la recherche d'une micrographie).

Recherche de signes cliniques secondaires

Les autres signes cliniques évocateurs pourront être de natures diverses.

Ce seront des symptômes tels que :

  • la fatigabilité aux mouvements ;
  • la maladresse ;
  • un visage figé ;
  • des troubles de la parole ;
  • une constipation ;
  • une tendance à la dépression et à l'anxiété chez la moitié des malades.

Il faut toutefois se montrer extrêmement prudent avant de poser un diagnostic et les médecins le disent : « il y a autant de maladies de Parkinson qu'il y a de malades ».

Stades de la maladie

Lorsque la maladie a été identifiée, il convient de savoir où elle en est de son évolution.

Elle se classera dans l'un des cinq stades suivants :

  • stade I, la maladie n'a pas de véritable retentissement sur la vie quotidienne ;
  • stade II, les signes cliniques restent unilatéraux (ils ne concernent qu'un seul côté du corps) mais deviennent gênants ;
  • stade III, les signes se répandent et atteignent les deux côtés du corps, ils entraînent une modification de la posture mais l'autonomie est toujours possible ;
  • stade IV, le handicap augmente et même si la marche reste possible, l'autonomie est réduite ;
  • stade V, enfin, la marche devient impossible et le patient n'a plus aucune autonomie.

Signes avant-coureurs de Parkinson

Il existe des signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson. Ces symptômes peuvent apparaître avant les signes cliniques typiques de la maladie.

Les signes, bien que discrets, peuvent être :

  • une fatigabilité inhabituelle ;
  • des douleurs vertébrales et articulaires (souvent interprétées à tort comme étant d'origine rhumatismale) ;
  • des problèmes de concentration et des troubles cognitifs ;
  • des troubles de l'odorat ;
  • des tâches habituelles qui deviennent difficiles à réaliser ;
  • souvent, une dépression (chez 25 % des personnes).

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