Prise en charge Parkinson

Écrit par les experts Ooreka

 

En France les parcours de soins et les traitements sont pour une part remboursés (en fonction des prescriptions), excepté ce qu'on appelle le ticket modérateur.

  • Ce ticket modérateur est la part laissée à la charge de l'assuré.
  • Toutefois, les assurés souffrant d'une Affection de longue durée (ALD) bénéficient de l'exonération du ticket modérateur.
  • Ainsi, la maladie de Parkinson faisant partie des 30 maladies chroniques classées ALD, elle est prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.

Maladie de Parkinson : comment s'effectue la prise en charge ?

Pour que la prise en charge de Parkinson soit effective, une demande de prise en charge à 100 % doit être établie par le médecin traitant. Celle-ci se fait au titre de l'ALD, une classification réalisée par la Haute Autorité de Santé (HAS).

  • La demande de prise en charge réalisée par le médecin auprès de la Caisse d'assurance maladie de l'assuré (CPAM, MSA ou Sécurité sociale pour les indépendants - ex RSI) permet d'obtenir par la suite un remboursement complet des soins et traitements liés à la maladie.
  • Toutefois, pour que des actes de rééducation (kinésithérapie, orthophonie), de soins à domicile et autres prestations similaires soient remboursées, il faut au préalable obtenir l'accord du médecin de la caisse d'assurance maladie.

Traitement Parkinson : ce qui est pris en charge

En pratique, un formulaire de protocole de soins est remis au patient. Celui-ci informe le malade des prestations qui, pour lui, seront prises en charge à 100 %.

Important : si un parkinsonien doit être pris en charge en urgence pour un soin qui n'est pas prévu par le protocole (alors qu'il est lié à la maladie), la prise en charge sera complète. Le médecin qui a établi le protocole devra simplement le réactualiser.

Ce qui est remboursé en totalité par la caisse d'assurance maladie est, d'une façon générale, tout ce qui est liée à la maladie proprement dite de façon plus ou moins directe :

  • l'ensemble des consultations médicales liées à la maladie de Parkinson ;
  • les examens médicaux ;
  • les médicaments spécifiques destinés à combattre la maladie (médicaments génériques y compris) ;
  • les traitements annexes de rééducation ;
  • la mise en place des dispositifs et du matériel liés à la maladie ;
  • les frais de transport pour réaliser des soins liés à la maladie.

Ce qui n'est pas pris en charge par la Sécurité Sociale

En revanche, un certain nombre d'éléments ne sont pas pris en charge et restent à la charge de l'assuré :

  • les dépassements d'honoraires pratiqués par les différents praticiens (le remboursement des consultations se fait sur la base du tarif de la Sécurité Sociale) ;
  • les éventuels différences de prix entre la facture établie par un prestataire de services (pour les dispositifs médicaux notamment) et le tarif que la Sécurité Sociale prend en compte ;
  • la participation de 1 € demandé à tous les patients, toutes maladies confondues ;
  • le prix de l'hospitalisation si elle excède 24 heures.

Pour pouvoir faire face à ces non-remboursements, il est important de se renseigner auprès de sa mutuelle afin de connaître les prises en charge complémentaires qu'elle propose.

Les aides financières accordées aux parkinsoniens

Les personne qui sont atteintes de la maladie de Parkinson ont tout intérêt à se présenter à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) afin d'obtenir des aides telles que :

  • l'allocation adulte handicapé (AAH), variable en fonction du pourcentage de handicap et en fonction de ressources ;
  • l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) allouée aux personnes qui ont plus de 60 ans et qui n'ont plus d'autonomie (d'où des frais spécifiques) ;
  • des aides destinées à aménager le logement ou le matériel ;
  • des avantages fiscaux.

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